Nouvelles technologies, communication entre cultures, éducation et apprentissage

Dès l’expansion de l’utilisation des ordinateurs personnels dans les foyers et les écoles, les discussions sur l’intervention des technologies de la communication dans l’éducation explorent des avantages et des limites. D’un côté, il y a le débat sur la « bonne » utilisation des TICs à l’école, ou dans l’éducation, surtout en ce qui concerne les ordinateurs et les logiciels éducatifs. De l’autre, l’accès à l’information à travers internet et les possibilités d’apprentissage avec les réseaux sociaux du Web 2.0 fait aussi des points de discussion. En tant qu’apprentie de la recherche en éducation, je me demande aussi qu’est-ce qu’on apprend sur le monde et sur nous à travers nos entourages, nos écoles formelles, nos média ? Est-ce que le 2.0 pourrait-il être une nouvelle fenêtre pour la compréhension des autres ?

Cette génération témoigne la croissance rapide et les mutations des média citoyens et la croissance des réseaux sociaux. Les nouvelles technologies représentent autant de nouvelles stratégies dans la communication, l’échange et l’apprentissage. Le monde se réduit, et ses plusieurs cultures et manières de penser deviennent de plus en plus connectées les unes avec les autres, ce qui peut se traduire par une connexion et une proximité omniprésentes entre les personnes. Dans le domaine éducatif, les voies de l’éducation formelle à travers les écoles et l’éducation supérieure maintiennent des relations complexes avec la technologie et son utilisation, ce qui a eu comme résultat une perpétuation des méthodologies d’apprentissage traditionnels dans un contexte
technologique, en non pas une stratégie innovatrice d’apprentissage. Dans une époque à laquelle les écoles et les universités sont témoins de l’expansion des activités politiques et économiques au delà des frontières nationales, cela exige une nouvelle façon de présenter le problème de la connaissance de ce qu’on a appris à appeler « monde » et des cultures qui sont, en apparence, lointaines.

Cela invite à poser de nouvelles questions sur nos savoirs autour des cultures, de ce qui arrive un peu plus loin de notre petit cercle. Des questions sur le mode de développement des différentes sociétés et la nécessaire capacité de compréhension de chaque groupe hors des images stéréotypées, et ce au-delà de la simple prise de connaissance des différences des cultures se fait urgente. L’internet 2.0 et la participation en ligne peuvent-ils être propices à l’apprentissage interculturel ? Quelles sont les avantages et les limitations de cet outil dans la connaissance des autres ? Qu’apprend-on à travers de la participation citoyenne ? Qu’avons-nous appris des récentes mobilisations qui ont eu en tête les aspirations et les indignations inspirés par différents mouvements mondiaux ? Qu’en pensez vous ?

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